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Top 5 des principaux clichés du doctorat

Top 5 des principaux clichés du doctorat

Comment imaginez-vous le quotidien d’un(e) doctorant(e) ou d’un(e) jeune docteur(e) ? En blouse blanche, devant son microscope, en train de réaliser des expériences ? Derrière un bureau, dans une salle de classe et assis face au tableau ? Méfiez-vous des idées reçues, des clichés et des préjugés ! 

La diversité des parcours menant au grade de docteur rendent l’exercice de la recherche scientifique particulièrement multiforme. Sociologie, mathématiques, droit, histoire, psychologie, sciences de gestion, biologie, astrophysique : tous les doctorants/docteurs ne contribuent pas de la même manière au progrès scientifique.

Voici 5 préjugés liés au doctorat qui ont, encore et toujours, la vie dure :

1. Un parcours scientifique est obligatoire pour faire un doctorat

Dans l’imaginaire collectif, le doctorat est une formation scientifique qui valorise particulièrement le travail des chercheurs en sciences exactes, fondées sur le calcul et l’observation : mathématiques, chimie, physique, biologie, etc. C’est évidemment réducteur !

Si les sciences dites exactes véhiculent une certaine image de la production de connaissances scientifiques -souvent basées sur les calculs et/ou la réalisation d’expériences en laboratoire-, il n’en reste pas moins que les sciences dites humaines et sociales contribuent tout autant au progrès scientifique. 

En France, en 2020, on comptait environ 70 000 doctorants dont 30 000 en sciences humaines et sociales. Toutes les disciplines ont besoin de leurs futurs docteurs ! C’est pourquoi un parcours scientifique n’est pas un prérequis pour faire un doctorat : il est tout à fait possible d’aboutir au doctorat après des études de sociologie, droit, histoire, psychologie, philosophie… Libre à vous d’explorer le champ des possibles !

2. Le doctorant ne travaille que dans un laboratoire

Le terme de laboratoire de recherche est assez trompeur. Quand on pense « laboratoire », il nous vient généralement en tête l’image d’une salle de recherche avec des paillasses, des microscopes, des éprouvettes et autres équipements scientifiques. 

Pourtant, ce n’est pas toujours le cas : à chaque discipline ses outils de travail !

Un laboratoire de recherche, c’est avant tout une entité permettant de regrouper des ressources financières (budgets, allocations de recherche, etc.), des ressources humaines (des enseignants-chercheurs) et des ressources matérielles (équipements, lieu physique, etc.) dans le but de mener des recherches scientifiques dans de bonnes conditions. C’est pourquoi on parle également d’unité de recherche

Dès lors, travailler au sein du laboratoire peut donc prendre des formes très différentes selon les disciplines. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certaines disciplines se prêtent plus ou moins bien au travail à distance, en fonction des équipements à mobiliser pour mener à bien ses recherches. 

Et bien évidemment, le travail du doctorant ne se limite pas au temps passé dans son laboratoire de recherche. Faire une revue de littérature, participer à des colloques, préparer et dispenser des cours, écrire un article… : le quotidien d’un doctorant est loin de se résumer à son laboratoire de recherche (ni à son éventuelle blouse blanche !)

3. Une formation réservée aux élèves brillants

Si le cursus doctoral est synonyme de longues études, il n’est, pour autant, absolument pas réservé aux élites de la nation : un élève dit « moyen » peut tout à fait être accepté en doctorat. Là n’est pas l’importance. Plutôt que de jouer sur le critère de l’intelligence, il convient en revanche d’insister sur l’importance d’être quelqu’un de scolaire.

En effet, pour être accepté -et réussir par la même occasion- en doctorat, il est nécessaire de se plier au moule du système scolaire pendant de nombreuses années. Il en dépend de l’épanouissement du doctorant : pour certains, le schéma des longues études n’est simplement pas compatible avec leurs aspirations profondes ; pour d’autres, ce n’est pas un problème. 

En somme, il ne faut pas être un génie dans son domaine pour faire un doctorat. Il faut avant tout être suffisamment scolaire pour y voir l’opportunité d’en apprendre davantage dans un domaine qui vous passionne. Mais comme on associe souvent -à tort- les personnes scolaires aux personnes intelligentes, on obtient vite le cliché selon lequel il faudrait exceller pour espérer faire une thèse. 

 Tips : Plutôt que de faire valoir vos notes pour votre candidature, capitalisez sur votre projet de recherche et l’intérêt pour une institution à le financer !

4. Faire une croix sur sa vie sociale

Il n’est pas rare de voir certains doctorants s’isoler dans leur tour d’ivoire, à travailler de jour comme de nuit sur leur thèse au point de sacrifier toute vie sociale. Il faut dire que le travail de thèse reste avant tout un travail solitaire. Ce sentiment de solitude est donc un danger permanent pour le doctorant, qui peut vite se sentir submergé sous la quantité de travail à accomplir, ou comme pétrifié devant une gigantesque montagne à gravir. 

Pas de panique !

Pour venir à bout de son doctorat et tenir dans la durée, il est impensable de se couper de toute vie sociale en dehors de sa thèse. Il est capital (et tout à fait faisable !) pour le doctorant de consacrer une partie de son temps à d’autres activités que son travail de thèse. Il ne faut pas voir le doctorat comme un sprint, mais bien comme un marathon !

Prenez du temps en famille, avec vos proches et vos amis pour vous sortir de votre thèse. Imposez-vous des moments de loisir et de détente. Sentez-vous libre d’avancer plus lentement par moments. 

5. Le doctorat : une affaire de réseau ?

On pourrait penser qu’avoir un contact dans telle ou telle commission, dans tel ou tel jury ou dans telle ou telle institution vous permettra de réaliser votre doctorat… Rien n’est moins sûr !

Il ne faut pas confondre développer son réseau et ne compter que sur son réseau. Bien évidemment, il est important pendant son doctorat de se faire connaître et de poser les bonnes questions aux bonnes personnes. Le rayonnement du chercheur attire d’ailleurs l’attention des commissions à la fin du doctorat. Néanmoins, personne ne fera le travail à votre place : libre à vous de vous organiser pour être le plus efficace possible.

Il peut être parfois déstabilisant de s’adresser à des enseignants-chercheurs particulièrement installés dans leur domaine. Mais les connexions se feront naturellement tout au long de votre parcours : ne vous fermez aucune porte, soyez curieux et intéressés !

Il reste encore beaucoup à faire dans la valorisation du cursus doctoral pour mettre à mal ces nombreux clichés. Alors, le doctorat… : c’est vraiment ce que vous aviez imaginé ? Cet article fait écho à la vidéo suivante :


Par Timothée Gomot, doctorant en sciences de gestion à l’Université Paris-Est Créteil (laboratoire IRG), il partage toute l’évolution de sa propre thèse sur Youtube (@ Tim et sa thèse).


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