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Le syndrome de l’imposteur en doctorat : Comment lutter ?

Le syndrome de l’imposteur en doctorat : Comment lutter ?

Il vous donne l’impression de ne pas être à votre place. À cause de lui, vous rejetez les mérites de votre travail, vous doutez constamment de vous-même, vous ignorez vos accomplissements personnels… Tant et si bien qu’il vous arrive de remettre en cause le choix de s’être engagé(e) dans un doctorat. Oui : le syndrome de l’imposteur gâche malheureusement le cursus doctoral de nombreux doctorant(e)s et jeunes docteur(e)s.

Ceci étant, ressentir ce syndrome de l’imposteur n’est pas une fatalité insurmontable. En réalité, vos efforts sont probablement loin d’être vains ; vos compétences, vos avancées et vos talents tout à fait remarquables. Et peut-être serez vous surpris de constater à quel point ce que vous pensiez être le(a) seul(e) à ressentir est en fait partagé par de nombreux autres doctorants.

Voici nos conseils pour lutter contre le syndrome de l’imposteur en doctorat.

Valoriser vos compétences de jeune chercheur

Faire un doctorat vous amène nécessairement à développer de nouvelles compétences, de nouvelles aptitudes, de nouvelles connaissances. Il serait tellement dommage de ne pas les valoriser ! Dès lors, plusieurs acteurs ont un rôle important à jouer dans la valorisation des compétences du doctorant et du jeune docteur.

Et pour commencer, qui d’autre que vous-même pour apprendre à vous connaître et prendre conscience des compétences mobilisées pendant votre doctorat ? En vous consacrant à un exercice aussi exigeant et stimulant que la réalisation d’une thèse, vous avez de nombreuses compétences à valoriser

On a pourtant tendance à sous-estimer le nombre de compétences qui entrent en jeu dans la poursuite de son parcours en doctorat. Faîtes-en l’expérience : listez vos savoirs, vos savoir-faire, vos savoir-être, qui vous sont nécessaires à la réalisation de votre thèse. Capacité de synthèse, de rédaction, d’expression ; autonomie, rigueur, méthodologie ; capacité d’analyse, à travailler en groupe, à innover… La liste est longue !

C’est pourquoi les institutions -et notamment les écoles doctorales- ont un rôle particulièrement important à jouer dans la valorisation des cursus doctoraux : présentation du doctorat à niveau master, proposition d’un catalogue de formations, développement des missions de valorisation du doctorat réalisées par des doctorants… Ces initiatives sont notamment mises en place pour vous aider à développer et valoriser vos compétences : ne les manquez pas.

Enfin, les établissements de formation, d’accompagnement à l’emploi et à l’insertion des jeunes docteurs travaillent également en ce sens. Tout comme Okay Doc, ces organismes ont pour vocation de connecter le monde de l’entreprise et le monde de la recherche. Avec un objectif en tête : l’insertion des chercheurs et doctorants en entreprise.

Éviter les comparaisons entre doctorants

Quoi de plus humain que de vouloir se comparer aux autres ? Nous avons tous envie de savoir si nous avançons correctement dans notre thèse, si nous prenons du retard ou de l’avance comparés aux autres doctorants. Bref, nous aimerions évaluer notre état d’avancement en fonction des autres, et se voir progresser à la même vitesse que les autres doctorants…

Pourtant, ces comparaisons n’ont parfois pas grand intérêt. Pire : elles vous angoissent plus qu’elles ne vous rassurent.

D’une part, il faut bien saisir que l’état d’avancement « attendu » du doctorant dépend vraiment des disciplines : on ne table pas sur le même nombre d’années, sur les mêmes réalisations du doctorant selon les disciplines. D’autre part, il est évident que chacun a son propre rythme de croisière pour travailler. Ce rythme, propre à chacun, doit avant tout être tenable et efficace dans la durée. 

Le plus important reste de se fixer ses propres objectifs, avec l’aval de son directeur de thèse. 

Faire le point régulièrement sur votre état d’avancement

Pour ne pas perdre de vue ses objectifs et se retrouver comme submergés par une succession de vagues inarrêtables, il apparaît essentiel de faire régulièrement le point (de manière rétrospective) sur votre état d’avancement. Constater vos avancées, vos progrès, devrait ainsi vous permettre de prendre conscience de vos accomplissements personnels. En outre, ces bilans seront particulièrement éclairants pour identifier vos points d’amélioration. 

Selon la disponibilité de votre directeur de thèse, il ne faut pas hésiter à le solliciter pour effectuer ensemble ce petit suivi. Ne laissez pas vos blocages -et la frustration qu’ils génèrent- s’accumuler. Votre (vos) encadrant(s) sont justement là pour s’assurer de votre bonne progression, tout au long de votre doctorat. Par ailleurs, il est tout à fait normal de douter, de buter sur un point, de ne pas avancer constamment de manière linéaire. Organiser ensemble des petits bilans réguliers devrait vous permettre non seulement de dépasser ces blocages, mais surtout de constater une certaine progression dans votre travail, étape par étape.

Il est également possible de faire ces points réguliers sur votre état d’avancement en parfaite autonomie. Si beaucoup de doctorants planifient leur progression en se fixant des objectifs à atteindre dans le futur, peu de doctorants prennent la peine de valoriser ce qu’ils ont réalisé dans le passé. 

➡️ Ces bilans réguliers n’ont pas vocation à être démoralisants. Le but n’est pas de constater tout ce qu’il vous reste encore à faire, mais bien de voir le fruit de votre travail petit à petit.

Exprimer ses difficultés

Si vous sentez le moindre doute, la moindre difficulté, le moindre blocage s’installer, il faut absolument en parler !

L’exercice de la thèse étant un travail majoritairement solitaire, il est extrêmement facile de s’enfermer avec ses difficultés et de se sentir submergé(e). Et dans ce cas, un cercle vicieux se crée : vous vous isolez de plus en plus, vous ne trouvez pas les solutions que vous cherchez, vous avez le sentiment de ne pas être capable de faire votre travail et donc, in fine, d’être un imposteur. 

Le comité de suivi de thèse a justement été créé pour que vous puissiez faire part de vos difficultés, à quelqu’un d’autre que votre directeur de thèse. N’hésitez pas à les solliciter également, en plus de votre (vos) encadrant(s).

Enfin, partagez vos difficultés, vos questionnements, mais également vos réussites et vos conseils à d’autres doctorants. Les communautés d’entraide entre doctorants et jeunes chercheurs sont d’une aide précieuse. 

➡️ Sachez qu’il n’y a évidemment pas de honte à exprimer ses difficultés.

Relativiser et dédramatiser

Si vous pensez être le seul à connaître ce syndrome de l’imposteur, vous vous trompez. Si l’herbe est toujours plus verte ailleurs, il n’en reste pas moins que tous les doctorants connaissent, à leur échelle, leurs propres difficultés. Dans ces moments délicats, il est important de dédramatiser, de relativiser autant que faire se peut. 

D’autant plus que la panique amène la panique ; le stress amène le stress. Le syndrome de l’imposteur peut vraiment s’installer en profondeur chez le doctorant ou le jeune chercheur, et il devient très difficile de s’extirper de ce cercle vicieux. 

Encore une fois, le doctorat est un parcours réputé difficile : il est semé d’embûches pour tout le monde. Il faut garder à l’esprit que l’opportunité de réaliser un doctorat ne s’est pas présentée à vous sans raison : vous avez dû démontrer vos capacités, vos compétences, vos talents, vos atouts… Maintenant, il ne reste plus qu’à vous sortir de la tête cette idée selon laquelle vous ne seriez pas à votre place.

Ne laissez plus le syndrome de l’imposteur gâcher votre cursus doctoral !


 Par Timothée Gomot, doctorant en sciences de gestion à l’Université Paris-Est Créteil (laboratoire IRG), il partage toute l’évolution de sa propre thèse sur Youtube (@ Tim et sa thèse).


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