Insertion professionnelle des docteurs en France : état des lieux avec Sylvie Pommier

Insertion professionnelle des docteurs en France : état des lieux avec Sylvie Pommier

Insertion professionnelle des docteurs en France : état des lieux avec Sylvie Pommier

La récente enquête du Réseau National de Collèges Doctoraux (RNCD) met en lumière une réalité complexe et souvent inquiétante pour les doctorants en France. Malgré un marché de l’emploi qui semble prometteur pour les docteurs, un sentiment d’incertitude prédomine. Par exemple, alors que 62% des jeunes en études de la seconde à Bac+2 se montrent optimistes pour leur avenir professionnel, les doctorants, confrontés à un monde académique incertain et à des perspectives d’emploi floues, affichent une confiance nettement moindre. Ce contraste souligne une rupture dans la perception de l’avenir professionnel, qui nécessite une attention particulière pour comprendre et améliorer l’insertion professionnelle des docteurs en France. Dans cet article, découvrez les différentes facettes de cette inquiétude et des solutions pour améliorer l’insertion professionnelle des docteurs en France.

Une confiance en berne : le malaise profond des futurs docteurs

L’enquête du RNCD révèle que seulement 56% des doctorants se sentent confiants quant à leur avenir professionnel, un chiffre qui souligne une anxiété profonde parmi ces futurs chercheurs et universitaires. Cette inquiétude est encore plus prononcée lorsqu’on la compare à l’optimisme des étudiants dans d’autres niveaux d’études. Par exemple, un étudiant en master en ingénierie peut se sentir plus serein face à un marché du travail accueillant, tandis qu’un doctorant en sciences humaines peut craindre la saturation du milieu académique et l’absence de débouchés concrets. Cette disparité souligne l’urgence d’adresser spécifiquement les préoccupations des doctorants pour renforcer leur confiance en leur avenir professionnel. En effet, selon une enquête antérieure du RNCD, ceux qui étaient informés des statistiques sur l’emploi des docteurs se montraient beaucoup plus confiants quant à leur devenir professionnel que leurs pairs non informés.

Ce manque d’informations concernant les débouchés après un doctorat est un problème structurel. Les informations actualisées sur le devenir professionnel des docteurs existent mais elles sont trop peu exploitées au niveau national et sont difficilement exploitables au niveau des établissements ou des écoles doctorales. En effet, sauf dans quelques établissements, le nombre de docteurs diplômés chaque année est souvent trop faible, compte tenu de la variété des champs disciplinaires, pour que les résultats soient statistiquement significatifs, d’autant que tous ne répondent pas aux enquêtes.

À titre d’illustration, en 2022, seules 13 universités ont délivré un nombre de diplômes doctorat (300 par an) suffisant pour pouvoir établir des statistiques valables sur l’emploi des docteurs par domaine disciplinaire. Or, ces 13 universités ont diplômé, ensemble, un tiers des docteurs en 2022. Deux tiers des doctorants sont dans des établissements qui ne sont pas en mesure de leur fournir ces informations. Il faudrait donc pouvoir travailler les données au niveau national.

Sylvie Pommier, Vice-présidente adjointe chargée du doctorat à l’Université Paris-Saclay

Comparaison internationale : les doctorants Français plus inquiets

Les doctorants français se distinguent par un niveau d’inquiétude plus élevé que leurs pairs internationaux, une tendance qui mérite une analyse approfondie. Alors que les doctorants d’Afrique, du Moyen-Orient et des Amériques affichent un optimisme relativement plus élevé, les Français, confrontés à un contexte national spécifique, restent les plus préoccupés. Cette différence peut s’expliquer par des facteurs culturels et institutionnels : par exemple, un doctorant originaire d’Amérique Latine peut percevoir le doctorat comme un tremplin vers des opportunités internationales, tandis que son homologue français peut être plus conscient des limitations du marché de l’emploi académique en France. Cette perspective internationale enrichit la compréhension des défis spécifiques aux doctorants français et met en évidence la nécessité d’adopter des stratégies adaptées à leur contexte.

L’inquiétude des doctorants est une particularité culturelle de la France, le doctorat n’est pas aussi bien reconnu qu’ailleurs, même si on observe une évolution positive ces dernières années. L’amélioration des débouchés est réelle, mais la représentation des perspectives de carrière qu’offre un doctorat n’évolue pas assez vite et ne correspond pas à la réalité. Résultat, les doctorants français sont inquiets quant à leur avenir professionnel. Les étrangers le sont moins. Et lorsqu’ils ont des informations sur les débouchés, ils le sont beaucoup moins.

Sylvie Pommier, Vice-présidente adjointe chargée du doctorat à l’Université Paris-Saclay

Réponses des doctorants inscrits depuis moins de 3 ans dans la rubrique « devenir professionnel de l’enquête » à la question « Dans quel état d’esprit abordez-vous la suite ? », selon la région du monde de leur pays de nationalité.

Réponses des doctorants inscrits depuis moins de 3 ans dans la rubrique « devenir professionnel de l’enquête » à la question « Dans quel état d’esprit abordez-vous la suite ? »

Un marché de l’emploi favorable mais méconnu

La conjoncture favorable en matière d’emploi pour les docteurs contraste fortement avec le niveau de confiance des doctorants. Bien que le nombre d’emplois pour les chercheurs soit en augmentation, avec une croissance notable dans le secteur privé, cette réalité positive semble échapper à beaucoup de doctorants. L’impact de la crise sanitaire, bien que modéré, a pu contribuer à cette perception négative. Par exemple, un doctorant en biotechnologie peut ne pas être conscient du taux élevé d’emploi dans son secteur, influençant ainsi négativement sa perception de l’avenir. Cette dichotomie entre la réalité du marché de l’emploi et la perception des doctorants souligne l’importance vitale de communiquer efficacement sur les opportunités professionnelles réelles pour ces futurs diplômés.

La connaissance : clé de la confiance

L’enquête 2023 du RNCD montre que l’accès à des informations fiables et actualisées sur le marché de l’emploi peut significativement améliorer la confiance des doctorants dans leur avenir professionnel. Par exemple, un doctorant qui prend connaissance des statistiques encourageantes sur l’emploi dans son domaine est susceptible de se sentir plus confiant et préparé pour l’avenir. Ce constat souligne le rôle crucial de l’information et de la transparence dans la construction de la confiance des doctorants envers leur avenir professionnel. Il devient impératif de fournir aux doctorants des données fiables et accessibles sur le devenir professionnel des docteurs pour contrer les perceptions négatives et les inquiétudes infondées.

Pour mieux cerner ce qui détermine leur niveau de confiance dans leur avenir professionnel, les doctorants ont été interrogés sur les informations dont ils disposaient à ce sujet. Seuls 37% d’entre eux disent avoir accès à des informations sur le devenir professionnel des docteurs dans leur domaine et seuls 21% à des informations adaptées, utiles et régulièrement actualisées. 

Réponses des doctorants inscrits depuis moins de 3 ans à la question (a) « Avez-vous accès à des informations sur le devenir professionnel des docteurs dans votre domaine ? » et (b) « Les informations auxquelles vous avez accès sont-elles adaptées, utiles, régulièrement actualisées ? ».

Réponses des doctorants inscrits depuis moins de 3 ans à la question (a) « Avez-vous accès à des informations sur le devenir professionnel des docteurs dans votre domaine ? » et (b) « Les informations auxquelles vous avez accès sont-elles adaptées, utiles, régulièrement actualisées ? »

La diversification des carrières et la reconnaissance : enjeux clés

La majorité des doctorants aspirent à une carrière académique, mais face à la rareté des postes, il devient essentiel d’élargir leur horizon professionnel. Cette tendance révèle la nécessité d’une meilleure information sur la diversité des carrières possibles pour les docteurs et sur la valeur ajoutée de leur formation. Par exemple, un docteur en sciences de l’environnement pourrait explorer des opportunités dans des organisations non gouvernementales ou dans le secteur privé, où ses compétences de recherche et son expertise seraient très valorisées.

Les domaines de l’IA et de la data science, ou encore de la biotechnologie sont aussi des compétences extrêmement recherchées par de nombreuses organisations, privées et publiques. Dans ces domaines, la demande de professionnels hautement qualifiés, notamment des docteurs, augmente sans cesse depuis plusieurs années. Les opportunités de carrière s’étendent des postes de chercheurs et de data scientist aux rôles de consultants scientifiques : le panel est large ! Les docteurs peuvent également jouer un rôle important dans le secteur de la santé en contribuant à la recherche médicale, au développement de nouvelles thérapies et à l’analyse des données de santé. Cette diversification des perspectives professionnelles est primordiale non seulement pour réduire l’inquiétude des doctorants, mais aussi pour maximiser l’impact de leurs compétences et de leur formation dans divers secteurs de la société française. Cela les placera comme de réels acteurs clés dans ces domaines qui sont stratégiques.

Des compétences uniques mais sous-valorisées

Les doctorants reconnaissent la valeur de leur formation en termes de connaissance et d’expertise spécifique, mais ils ont tendance à sous-estimer l’importance des compétences transversales et de l’expérience internationale. Ces compétences, telles que la créativité, la capacité à travailler en équipe, ou la gestion de projets complexes, sont essentielles dans un monde professionnel en constante évolution.

Par exemple, un doctorant en histoire peut valoriser non seulement sa connaissance approfondie de sa spécialité, mais aussi sa capacité à analyser des données complexes, à communiquer efficacement ses idées et à travailler de manière autonome sur des projets de longue durée. En effet, la nature même de la thèse doctorale implique la gestion autonome d’un projet de recherche complexe. Le doctorant doit planifier, organiser et exécuter chaque phase de manière méthodique, développant ainsi une solide compétence en gestion de projets. De plus, ils sont souvent engagés dans des collaborations de recherche internationales. Ils acquièrent alors une expérience significative du travail avec des collègues de divers horizons culturels. Cela se traduit par une compétence dans la communication interculturelle et la collaboration au niveau mondial, une aptitude de plus en plus recherchée. Cette prise de conscience des compétences transversales et de leur applicabilité dans divers contextes professionnels est un pas crucial vers une meilleure insertion professionnelle des docteurs.

Pour valoriser les hard et soft skills des docteurs, il faudrait déjà qu’ils soient conscients de la palette des compétences qu’ils développent et qui sont valorisables pour une variété de métiers différents et pas uniquement dans le secteur académique ou de la R&D. Les doctorants sont en général confiants dans leur expertise sur leur sujet de recherche, ils ont déjà moins conscience de la culture scientifique qu’ils acquièrent dans leur domaine de spécialité. Mais surtout, ils ont généralement peu conscience des compétences transverses qu’ils développent et que ces compétences sont à la fois utiles dans divers métiers et très recherchées.

Au quotidien, dans un laboratoire de recherche, les doctorants sont entourés de chercheurs qui possèdent ces compétences et, dans cet environnement, ils peuvent finir par se figurer que c’est “la norme”. Or, il est difficile voire même très difficile d’apprendre à trouver dans l’incertitude ou l’inconnu, des opportunités et une source de motivation, plutôt qu’une source d’inquiétude ou de résistance. Il est aussi difficile de faire du doute, du contradictoire et de l’échange critique une méthode de travail rigoureuse plutôt que de les éviter en y voyant de la confrontation. Enfin, il n’est également pas simple d’adopter une approche réflexive, de savoir prendre du recul et tirer les enseignements de ce qu’on a fait dans tous les cas (échec ou succès) et de les utiliser pour poursuivre et rebondir.

Je pense que les activités de communication scientifique qui mettent les doctorants en contact avec le “grand public” peuvent les aider à prendre conscience de leurs atouts. Et aussi apprendre à s’adapter à son public, qu’il s’agisse des visiteurs des fêtes de la science ou de leur interlocuteur lors d’un entretien d’embauche.

Sylvie Pommier, Vice-présidente adjointe chargée du doctorat à l’Université Paris-Saclay

Vers une meilleure préparation professionnelle

Interrogés sur l’accompagnement et les dispositifs disponibles ou envisageables pour les aider à se préparer à leur avenir dans le monde du travail, les doctorants et leurs encadrants s’accordent sur la nécessité de mesures concrètes pour améliorer la préparation professionnelle, telles que l’organisation de conférences et de rencontres avec des professionnels de divers secteurs (identification des principales organisations professionnelles, perspectives de carrière pour les docteurs, voies d’accès, etc.). Ces initiatives permettraient aux doctorants de se familiariser avec un éventail plus large de perspectives de carrière et de créer des réseaux professionnels précieux. Par exemple, un doctorant en chimie pourrait bénéficier grandement de rencontres avec des professionnels de l’industrie pharmaceutique, lui permettant de comprendre les opportunités de carrière dans ce secteur et de construire un réseau de contacts pertinents.

Pourtant, les enquêtes et statistiques sur l’emploi des docteurs, essentielles pour esquisser le panorama d’un secteur d’emploi, ne placent souvent pas la constitution ou la vie d’un réseau d’Alumni en tête de liste en termes d’importance, alors que cela est primordial : l’organisation de rencontres avec des professionnels se réalise souvent par le biais de ces réseaux d’anciens élèves, qui aident donc effectivement à se préparer professionnellement.

Les doctorants, comme leurs encadrants, estiment que les deux premières actions à mener pour préparer le devenir professionnel sont d’organiser des conférences et séances d’information sur les différents secteurs d’emploi (quelles sont les principales organisations professionnelles du secteur ; quelles carrières pour les docteurs, comment y accéder) et d’organiser des rencontres entre les doctorants et des professionnels de chaque secteur. Les enquêtes et statistiques sur l’emploi des docteurs arrivent ensuite. Elles sont, en effet, indispensables pour dresser le paysage d’un secteur d’emploi et il faudrait pouvoir les exploiter au niveau national. Ils placent les actions de soutien à la constitution ou à la vie d’un réseau d’Alumni assez loin dans leurs classements, mais cette vie de réseau est essentielle pour l’organisation de rencontres des doctorants avec des représentants des divers secteurs professionnels.

Sylvie Pommier, Vice-présidente adjointe chargée du doctorat à l’Université Paris-Saclay

Un bilan mitigé sur l’accompagnement actuel

Une majorité de doctorants expriment leur satisfaction à l’égard de l’aide qui leur est fournie pour anticiper leur avenir professionnel, avec des taux de satisfaction de 63% en sciences et technologies, 56% en sciences du vivant et environnement, et 57% en sciences humaines et sociales. Toutefois, bien que certains doctorants expriment leur satisfaction quant aux dispositifs d’accompagnement existants, un pourcentage important signale son insatisfaction, révélant un besoin d’amélioration dans ce domaine. Cette situation appelle à une réflexion sur la manière dont les écoles doctorales et les institutions de recherche peuvent mieux soutenir les doctorants dans la préparation de leur avenir professionnel. Par exemple, un renforcement des programmes de mentorat, des conférences, des rencontres, des forums, une meilleure communication sur les opportunités de carrière hors du monde académique, et une offre plus riche de formations en compétences transversales pourraient contribuer à améliorer significativement l’expérience et les perspectives des doctorants. La proportion de doctorants ayant bénéficié de telles formations augmente au fil des années, tandis que la part de ceux qui ne se prononcent pas sur ces formations diminue progressivement.

Malgré cette évolution positive, le niveau d’insatisfaction croît au fur et à mesure des années dans le domaine des sciences humaines et sociales : les chercheurs de cette thématique manifestent un degré de satisfaction moindre par rapport à leurs pairs des autres disciplines.

Réponses des doctorants à la question « Quel est votre niveau de satisfaction vis-à-vis de l’aide qui vous est apportée pour préparer la suite ? » selon leur domaine disciplinaire.

Réponses des doctorants à la question « Quel est votre niveau de satisfaction vis-à-vis de l’aide qui vous est apportée pour préparer la suite ? » selon leur domaine disciplinaire.

Conclusion : un défi collectif pour l’avenir des docteurs en France

Cette étude du RNCD offre un aperçu détaillé et nuancé des défis auxquels sont confrontés les doctorants en France. Elle souligne ainsi l’importance d’une action coordonnée et ciblée pour améliorer l’insertion professionnelle de ces profils qualifiés qui se distinguent par leurs hard skills, résultat d’une expertise pointue dans leurs domaines respectifs, mais également par leurs soft skills grâce à leur capacité à travailler de manière autonome, à résoudre des problèmes complexes et à communiquer efficacement.


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One Response

  1. Forriez dit :

    Ma réaction en lisant ce genre de texte très utile pour ceux qui viennent d’avoir leur diplôme est « mouais ! ». Votre propos adoucit la violence des réactions de rejet que l’on rencontre sur le marché de l’emploi. Je viens de me faire virer parce que ça ne fonctionnait plus avec ma hiérarchie. Je pensais que mon expérience acquise serait un atout pour au moins avoir des entretiens. Mis à part des cabinets de recrutement et des vendeurs de formation, je n’ai aucun retour ! C’est démoralisant, violent et incompréhensible.

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