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Femmes en sciences : 17 femmes récompensées par un prix Nobel

Femmes en sciences : 17 femmes récompensées par un prix Nobel

À ce jour, seules 17 femmes ont vu leurs travaux scientifiques couronnés par le prix Nobel. Marie Curie fut la première, en 1903 et 1911, suivie de sa fille Irène Joliot-Curie en 1935, mais les autres restent dans l’ombre. Vous connaissez peut-être les biologistes Françoise Barré-Sinoussi, primée en 2008, Barbara McClintock (1983) et Rita Levi-Montalcini (1986), mais avez-vous entendu parler de Linda Buck, d’Ada Yonath, d’Elizabeth Blackburn ou de Youyou Tu ? Le livre de Hélène Merle-Beral vient éclairer les trajectoires, souvent surprenantes, de ces femmes qui sont parvenues à l’excellence dans un milieu qui fut et reste en grande partie masculin.

Marie Curie, prix Nobel de physique en 1903

1️⃣ Marie Curie, prix Nobel de physique en 1903 conjointement avec Pierre Curie et Henri Becquerel pour leurs recherches sur les radiations. Puis prix Nobel de chimie en 1911 pour ses travaux sur le polonium

Marie Curie, 1920

Première femme à obtenir cette distinction et unique personne à le recevoir dans deux disciplines différentes, elle aura bouleversé le monde des sciences. Scientifique polonaise naturalisée française, elle sera l’une des figures marquantes de notre Histoire. Elle est à l’origine de la découverte de la radioactivité et est pionnière dans ce domaine.

Quand un journaliste demande à Marie Curie : « Qu’est-ce que cela fait d’épouser un génie ? » Sa réponse : « Allez donc demander à mon mari ». Son exemple a permis, à partir du début du XXème siècle, de revaloriser le rôle de la femme, dans les sciences mais de façon plus générale dans le monde du travail.

« La vie n’est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l’atteindre coûte que coûte. »

Irène Joliot-Curie, prix Nobel de chimie en 1935

2️⃣  Irène Joliot-Curie, prix Nobel de chimie en 1935 pour la découverte de la radioactivité induite et de la radioactivité artificielle, conjointement avec son époux, Frédéric Joliot-Curie

Irène Joliot-Curie, 1927

Fille de Pierre et Marie Curie, elle a été une des trois premières femmes membre d’un gouvernement français, en devenant sous-secrétaire d’État à la Recherche scientifique, sous le Front populaire en 1936.

En 1946, elle devient directrice de l’Institut du radium et participe à la création du Commissariat à l’énergie atomique, où elle occupe la fonction de commissaire durant six ans. Elle obtient la chaire de physique générale et radioactivité précédemment occupée par sa mère.

Irène Joliot-Curie meurt le 17 mars 1956 à Paris d’une leucémie résultant d’une surexposition aux rayonnements radioactifs au cours de son travail, probablement aussi lorsqu’elle assistait sa mère sur le front de Grande Guerre pour radiographier des blessés afin d’aider les chirurgiens.

« Parmi les conquêtes du féminisme, il n’en est pas de plus importante que le droit pour la femme d’obtenir les emplois pour lesquels elle est qualifiée par ses connaissances et ses aptitudes. »

Gerty Cori, Prix Nobel de médecine en 1947

3️⃣ Gerty Cori, Prix Nobel de médecine en 1947 (avec son mari Carl) pour ses travaux sur le métabolisme des glucides

Gerty Cori, 1947

D’origine austro-hongroise, elle obtient en 1920 son doctorat de médecine à la German University of Prague. En 1922, elle et son mari émigrent aux États-Unis, après que ce dernier a obtenu un poste de biochimiste. Dans une époque où la misogynie est très présente aux États-Unis et malgré 11 articles publiés seule et 50 en collaboration avec son mari, Gerty Theresa Cori n’obtient que des postes secondaires. A l’Université de Rochester, on conseille même à son mari de ne pas « ruiner sa carrière » en publiant avec elle.

En 1947, elle partage finalement avec son mari le Prix Nobel de médecine pour « la découverte du processus de conversion du glycogène » après leur travail sur la régulation de la glycémie et le cycle de Cori, qui lie le métabolisme du muscle à celui du foie par l’intermédiaire de l’acide lactique, libéré par le muscle et transformé en glucose par le foie. Elle devient ainsi la troisième femme et la première américaine à recevoir un Prix Nobel.

« Pour un chercheur, les moments inoubliables de sa vie sont ces rares moments qui surviennent après des années de travail laborieux, lorsque le voile sur le secret de la nature semble soudainement se lever et que ce qui était sombre et chaotique apparaît dans une lumière et un modèle clair et beau. »

Maria Goeppert-Mayer, prix Nobel de physique 1963

4️⃣ Maria Goeppert-Mayer, prix Nobel de physique 1963 pour la découverte de la structure en couches du noyau atomique

Maria Goeppert Mayer, 1963

Née en 1906 en Allemagne, Maria Goeppert fait des études à Göttingen, où elle passe son doctorat de physique théorique en 1930 sous la direction de Max Born. Elle épouse le physico-chimiste américain Joseph E. Mayer, qui est alors l’assistant de James Franck (prix Nobel de physique en 1925) et émigre avec lui aux États-Unis.

L’université Johns Hopkins de Baltimore les accueille (mais sans salaire pour elle) et elle y collabore avec Karl Herzfeld sur la physico-chimie des molécules organiques.

Ce n’est qu’en 1946 qu’elle est reconnue comme chercheur par le Laboratoire national d’Argonne, près de Chicago, où elle s’initie à la physique nucléaire. Elle restera à Chicago jusqu’en 1960 et y obtiendra ses résultats les plus fameux, en particulier le modèle en couche du noyau atomique, qui lui vaudra de partager le prix Nobel de physique en 1963 avec Johannes Hans D. Jensen et Eugene Wigner.

« Gagner le prix n’était pas aussi excitant que de faire le travail lui-même. »

Dorothy Crowfoot-Hodgkin, prix Nobel de chimie 1964

5️⃣ Dorothy Crowfoot-Hodgkin, prix Nobel de chimie 1964 pour ses travaux sur la cristallographie aux rayons X en biochimie

Dorothy Crowfoot Hodgkin, unknow

Dorothy Hodgkin, née en 1910 au Caire et développe une véritable passion pour la chimie dès son plus jeune âge. Sa mère favorise son penchant pour la science en général et son éducation lui permet d’intégrer le Somerville College pour étudier la chimie, alors un des établissements d’Oxford réservés aux filles. Elle étudie aussi à l’Université de Cambridge, où elle apprend le potentiel de la diffraction par rayons X pour déterminer la structure des protéines.

En 1936, elle devient chercheuse au Somerville College, un poste qu’elle occupe jusqu’en 1977. En 1960, elle est même nommée Wolfson Research Professor à la Royal Society, ce qui signifie qu’elle bénéficie à long terme d’un soutien pour ses recherches et d’une collaboration dans les institutions du Royaume-Uni. Elle dirige également l’Union Internationale de Cristallographie de 1972 à 1975.

L’insuline est un de ses principaux sujets de recherche. Elle commence ses travaux en 1934 quand lui est offert un échantillon de cristaux d’insuline. Cette hormone la fascine par sa complexité et ses larges effets dans le corps. Dorothy considère que la découverte de la structure de l’insuline est sa plus grande découverte.

Elle reçoit tout au long de sa vie de nombreuses distinctions : Prix Nobel de Chimie en 1964, la Médaille Copley décernée par la Royal Society en 1976, l’Ordre du Mérite en 1965, la Médaille Lomonosov par l’URSS en 1982 et le Prix Lénine pour la paix en 1986. Elle est également faite Chancelier de l’Université de Bristol de 1970 à 1988.

« J’ai été capturé à vie par la chimie et les cristaux. »

Rosalyn Yalow, prix Nobel de médecine en 1977

6️⃣ Rosalyn Yalow, physicienne et médecin américaine elle obtient le prix Nobel de médecine en 1977, qu’elle partage avec les endocrinologues français Roger Guillemin et polonais Andrzej Wiktor Schally

Rosalyn Yalow, 1977

Née en 1921 à New York de parents modestes, juifs immigrés d’Allemagne et d’Europe orientale, Rosalyn Yalow se souvient avoir été une enfant « têtue et déterminée ». Très tôt, elle s’intéresse aux mathématiques, puis à la chimie. A l’université, elle se passionne pour la physique.

En 1939, Rosalyn a 19 ans quand elle découvre la biographie de Marie Curie : «  Un livre que toute femme qui se destine aux sciences devrait avoir sur sa table de chevet » . Aux côtés de Solomon Berson, elle a consacré sa carrière à la mise au point du principe des dosages par radio-immunologie, technique très sensible qui permet de mesurer des quantités infimes de substances biologiquement actives.

« Nous devons croire en nous comme personne d’autre ne croit en nous, nous devons répondre à nos attentes avec la compétence, le courage et la détermination pour réussir ».

Barbara McClintock, prix Nobel de médecine en 1983 

7️⃣ Barbara McClintock, prix Nobel de médecine 1983 pour la découverte des facteurs génétiques mobiles appelés transposons

Barbara McClintock, 1947

Barbara McClintock est née en 1902 aux États Unis. Très vite intéressée par la science, elle souhaite poursuivre ses études à l’Université de Cornell, mais cette idée déplaît à sa mère qui considère qu’une fille trop instruite ne trouvera pas de mari. De retour de la Première Guerre mondiale son père prend sa défense et elle entre à la faculté d’agronomie de Cornell en 1919, à l’âge de 17 ans.

Elle se consacre à l’étude des gènes du maïs pour comprendre comment les couleurs des grains se transmettent d’une génération à la suivante et obtient son doctorat en 1927.  À la suite ses études, elle découvre que son université n’engagerait pas de professeur femme. Elle part d’abord à Caltech où elle sera la première femme à effectuer des recherches postdoctorales. Ensuite, elle est embauchée à l’Université du Missouri.

Dès les années 40, McClintock démontre comment les gènes sont responsables de l’activation ou non de caractéristiques physiques. Mais c’est seulement en 1983 à l’âge de 81 ans qu’elle reçoit le prix Nobel de médecine pour la découverte des « éléments génétiques mobiles », plus de 30 ans après sa découverte initiale du phénomène des éléments de contrôle.

« Si vous savez que vous êtes sur la bonne voie, si vous avez cette connaissance intérieure, alors personne ne peut vous décourager… peu importe ce qu’ils disent »

Rita Levi-Montalcini, prix Nobel de médecine en 1986

8️⃣ Rita Levi-Montalcini, prix Nobel de médecine 1986 pour la découverte des facteurs de croissance de cellules nerveuses

Rita Levi Montalcini, 2018

Née en 1909 à Turin, Rita Levi-Montalcini est expulsée en 1938 de l’Université de Turin dont elle était diplômée en neurologie et psychiatrie. Pour échapper aux lois racistes, elle installa son premier laboratoire dans sa propre chambre à coucher. A Florence pendant la guerre, elle soigne les réfugiés et fabrique des faux papiers. Après la Libération elle part pour les Etats-Unis.

 C’est dans le laboratoire de Saint-Louis, à Washington, qu’elle théorise comment un être humain peut naître à partir d’une seule cellule pour réussir à devenir une architecture composée de dizaines de tissus différents. Ce sont les « facteurs de croissance (NGF) », indiquant le chemin à chaque segment d’un organisme.

« J’ai pu faire ma découverte parce que j’étais la seule à travailler dans ce domaine spécifique de la neurologie. J’étais seule au milieu d’une jungle, je ne savais rien ou presque rien. Trop savoir, souvent, entrave le progrès. Mon intelligence est médiocre et mon engagement un peu plus que médiocre. Mais, trois passions simples ont gouverné ma vie : la recherche de la connaissance, la soif d’amour, et une poignante compassion pour la souffrance de l’humanité ».

Gertrude Elion, prix Nobel de médecine en 1988

9️⃣ Gertrude Elion, prix Nobel de médecine 1988 pour ses découvertes dans l’élaboration de nouveaux médicaments

Gertrude Elion, 1983

Née en 1918 à New York, Gertrude Elion commence sa carrière en travaillant comme assistante de laboratoire. En tant que femme, il lui est difficile de trouver un emploi de chercheuse, alors elle devient professeur de physique-chimie dans des établissements d’enseignement secondaire.

La mobilisation des hommes durant la Seconde Guerre mondiale ouvre de nouvelles opportunités aux femmes qui doivent les remplacer, c’est ainsi qu’elle commence à travailler comme chercheur. Ses travaux ont révolutionné aussi bien la recherche pharmaceutique que la recherche médicale. Plusieurs de ses médicaments figurent sur la liste modèle de l’OMS des médicaments essentiels.

Elle reçoit le Prix Nobel de médecine en 1988 pour ses découvertes majeures dans l’élaboration de nouveaux traitements concernant notamment la malaria, la leucémie et les transplantations d’organes et le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA).

« Ne laissez pas les autres vous décourager ou vous dire que vous ne pouvez pas le faire. À mon époque, on m’a dit que les femmes ne faisaient pas de chimie. Je ne voyais aucune raison pour laquelle nous ne pourrions pas ».

Christiane Nüsslein-Volhard, prix Nobel de médecine en 1995

1️⃣0️⃣ Christiane Nüsslein-Volhard, prix Nobel de médecine 1995 pour les découvertes concernant le développement précoce de l’embryon

Christiane Nüsslein-Volhard, 2007

Poursuivant, avec Eric Wieschaus, les travaux sur le contrôle génétique du développement embryonnaire de la drosophile, elle a identifié des « gènes architectes » fondamentaux qui interviennent, à un stade très précoce, dans la détermination du plan de segmentation de l’embryon.

Ces gènes ont été retrouvés, presque identiques, chez tous les organismes pluricellulaires, ce qui renforce l’hypothèse de l’existence d’un ancêtre commun.

« En mathématiques et en sciences, il n’y a pas de différence dans l’intelligence des hommes et des femmes. La différence de gènes entre les hommes et les femmes est simplement le chromosome Y, qui n’a rien à voir avec l’intelligence ».

Linda Buck, prix Nobel de médecine en 2004

1️⃣1️⃣ Linda Buck, prix Nobel de médecine 2004 pour ses travaux sur le système olfactif et les récepteurs olfactifs

Linda Buck, 1993

Née en 1947 à Seattle, Linda Buck n’a jamais imaginé qu’elle serait une scientifique. Ses parents adoraient les énigmes et les inventions, ce qui a conduit à son intérêt pour la science qui, « résout vraiment des énigmes ».

Linda Buck s’est lancée dans la recherche de récepteurs d’odeurs en 1988 et a travaillé intensément pendant trois ans. Dans des résultats publiés en 1991, Buck et Axel ont identifié 1 000 types de récepteurs olfactifs chez la souris, situés à l’arrière du nez, à un endroit appelé épithélium olfactif. Les récepteurs sont des molécules de protéines qui se lient aux molécules de certains odorants, permettant la reconnaissance des odeurs individuelles. Alors que les humains ont beaucoup moins de ces récepteurs (350 contre 1 000), ils fonctionnent de la même manière pour nous.

« Faites quelque chose qui vous obsède, que vous avez envie de comprendre, car c’est de là que vient la joie, et c’est aussi, je pense, de là que viennent les grandes découvertes ».

Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine en 2008 

1️⃣2️⃣ Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008 pour la découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

Françoise Barré Sinousi, 2008

Après sa thèse et un séjour aux Etats-Unis, Françoise Barré-Sinoussi est recrutée à l’Inserm et va travailler à l’Institut Pasteur à Paris. Ses recherches concernent essentiellement l’étude des rétrovirus. En 1983, elle co-découvre, chez un patient atteint du sida, un rétrovirus qui sera appelé le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). En 2010, elle a lancé l’initiative de l’IAS « Toward an HIV Cure », dans le cadre de sa forte implication dans le plaidoyer pour accélérer les interventions de santé publique fondées sur des preuves scientifiques sur la prévention, les soins et le traitement du VIH/SIDA.

Au début de l’épidémie de Covid-19, elle a été chargée de conseiller le gouvernement sur les traitements contre le coronavirus, à la tête d’un éphémère Comité analyse recherche et expertise (CARE).

« La recherche, c’est un peu comme entrer au Carmel ».

Elizabeth Blackburn et  Carol Greider, prix Nobel de médecine en 2009

1️⃣3️⃣ Elizabeth Blackburn et  1️⃣4️⃣ Carol Greider, prix Nobel de médecine 2009 pour la découverte de l’enzyme télomérase

Carol Greider et Elizabeth Blackburn, 2009

Elizabeth Blackburn, qui détient la double nationalité américaine et australienne, est née en 1948 en Asutralie. Elle enseigne à l’Université de Californie, à San Francisco. Carol Greider est née en 1961 à San Diego. Elle a étudié à l’Université de Californie à Santa Barbara et Berkeley où elle a obtenu son doctorat en 1987 avec comme maître de thèse Elizabeth Blackburn.

Carol Greider et Elizabeth Blackburn ont identifié la télomérase, l’enzyme formant l’ADN des télomères. Si les télomères sont raccourcis, les cellules vieillissent. A l’inverse, si l’activité de la télomérase est élevée, la longueur des télomères est maintenue et le vieillissement cellulaire est retardé. C’est le cas des cellules cancéreuses dont la durée de vie est illimitée.

Il a dès lors été proposé de traiter le cancer en supprimant la télomérase. Plusieurs études sont en cours dans ce domaine, avec notamment des essais cliniques évaluant des vaccins dirigés contre les cellules à activité élevée de télomérase.

« Notre recherche n’a certainement pas pour objectif d’atteindre l’immortalité mais plutôt celui d’augmenter la durée de vie en bonne santé » Dr. Elizabeth Blackburn, prix Nobel de médecine

Ada Yonath, prix Nobel de chimie en 2009

1️⃣5️⃣ Ada Yonath, prix Nobel de chimie 2009 pour les études sur la structure et la fonction du ribosome aussi appels « usine à protéines »

Ada Yonath, 2009

Née en 1939 à Jérusalem, Ada Yonath est la fille de Juifs polonais qui ont immigré en Israël en 1933. Diplômée en chimie et biochimie de l’université de Jérusalem, elle obtient en 1968 son doctorat à l’Institut Weizmann – où elle est toujours chercheuse – en travaillant sur la structure du collagène.

Après un post-doc à la Carnegie Mellon University (Pittsburgh) et au MIT (Boston), elle commence en 1970 à travailler sur la structure des protéines à l’université d’Harvard, au sein du laboratoire du professeur William Lipscomb – qui obtiendra le prix Nobel de chimie en 1976.

Parmi les inspirations qui l’ont guidée, elle cite aussi bien Marie Curie, première femme lauréate du prix Nobel de chimie, que sa propre mère, qui l’a encouragée à nourrir la curiosité qu’elle estime déterminante dans son parcours scientifique.

« La recherche, c’est comme l’ascension du mont Everest ».

May-Britt Moser, prix Nobel de médecine en 2014 

1️⃣6️⃣ May-Britt Moser, prix Nobel de médecine 2014 pour ses travaux sur les cellules neuronales qui constituent le système d’orientation dans l’espace

May Britt Moser, 2014

 May-Britt Moser et son mari Edvard, après leurs études en psychologie, ont commencé à s’intéresser aux bases biologiques de certains comportements.  Leurs premières découvertes ont démontré que seule une partie de l’hippocampe, la partie dorsale, est fondamentale dans le déplacement dans l’espace. Ces fonctions complexes de notre comportement sont restées longtemps incomprises. En effet, on ignorait comment les hommes et les animaux peuvent s’orienter, reconnaître un lieu et aller d’un point A à un point B, mais surtout quelles étaient les structures physiques du cerveau qui exécutent ces fonctions.

Ces nouveaux neurones, appelés cellules de grille, constituent notre système de positionnement qui rappelle le fonctionnement du GPS.

« Je ne pense pas à me comporter comme un homme ou une femme de science. Je pense en termes d’excellence en science, pas en termes de genre ».

Youyou Tu, prix Nobel de médecine 2015

1️⃣7️⃣ Youyou Tu, prix Nobel de médecine 2015 pour le traitement du paludisme

Youyou Tu, 2015

Née en 1930 en Chine, Youyou Tu est une chercheuse en pharmacie. Elle se spécialise dans la recherche sur l’amélioration des médecines traditionnelles chinoise grâce aux méthodes scientifiques modernes. En 1972, son équipe de recherche fait une découverte majeure dans la lutte contre le paludisme avec la mise au point d’un médicament antipaludique doté d’une structure nouvelle, l’artémisinine.

Le paludisme causé par le parasite Plasmodium transmis par la piqûre d’un moustique, reste un problème majeur de santé publique en dépit des moyens mis en œuvre pour son éradication : 3,2 milliards de sujets – soit près de la moitié de la population mondiale – sont exposés au risque de contracter le paludisme. En 2015, 214 millions de personnes ont développé la maladie, et 438 000 en sont mortes, principalement des enfants de moins de 5 ans vivant en Afrique subsaharienne.

Récompensée en 2015 par le prix Nobel de médecine, ce traitement issu de la médecine traditionnelle chinoise a permis de sauver la vie de millions de personnes

« Chaque scientifique rêve de faire quelque chose qui puisse aider le monde ».

  • Pour aller plus loin, retrouvez l’entretien réalisé par Okay Doc de la docteure en science et entrepreneure Aurélie Jean sur la place des femmes dans la sciences !

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