Deeptech : jeunes chercheurs, créez votre startup en 2022 !

Deeptech : jeunes chercheurs, créez votre startup en 2022 !

Deeptech : jeunes chercheurs, créez votre startup !

Avec l’objectif de restaurer le potentiel d’innovation en France, les startups en deeptech ont clairement leur rôle à jouer. À l’image de la banque d’investissement BpiFrance qui a boosté ses dépenses dans le secteur de 30 %, pour atteindre le milliard d’euros, de nombreuses mesures d’accompagnement et d’aides à l’investissement ont vu le jour. C’est le moment, pour les jeunes chercheurs français de tenter l’expérience entrepreneuriale de la deeptech !

Quelle définition pour la deeptech ?

Le terme “deeptech” (jeunes pousses disruptives) a été inventé pour parler de projets mis en place par des entreprises ou des laboratoires de recherche dont l’ambition première est d’innover en repoussant les frontières technologiques. Ce sont des innovations dites “de rupture”. Globalement, les entreprises deeptech pourront contribuer à régler les grandes problématiques de notre temps.

Elles révolutionnent notre quotidien, apportent une solution à des enjeux industriels, sociétaux et peuvent être appliquées à tous les secteurs, de la biologie à la robotique, en passant par l’environnement et le réchauffement climatique (greentech). Une deeptech se différencie des autres entreprises par trois critères distincts : elle doit avoir un lien avec la recherche, qu’elle soit universitaire ou issue du monde de l’entreprise privée, elle propose un produit qui apporte une forte valeur ajoutée sur son marché et elle exploite une technologie disruptive souvent protégée par un brevet.

Un exemple d’entreprise deeptech : Neoplants. Fondée en 2018 à Paris, la jeune startup place la nature au centre de l’innovation en utilisant la biologie synthétique. Elle développe des plantes capables d’éliminer les principaux polluants de l’air en intérieur. 

Une stratégie « Startups industrielles et deeptech » à 2,3 milliards d’euros suivie par le gouvernement 

De manière générale, les startups françaises ont un potentiel d’innovation conséquent. Néanmoins, le passage à l’étape d’industrialisation est limité en raison de freins réglementaires et administratifs, mais aussi à cause du manque de financement pour des projets jugés un poil trop ambitieux par les investisseurs français privés. Tout comme une grande partie de doctorants qui saisissent de meilleures opportunités de carrière à l’étranger, ces entreprises préfèrent se développer à l’international. Celles-ci ont pourtant un rôle important à jouer dans la souveraineté technologique et industrielle de notre pays.

Afin d’inverser la situation, le gouvernement dévoilait en janvier dernier une nouvelle stratégie « Startups industrielles et deeptech » (France 2030) annoncé par Emmanuel Macron en octobre 2O21.Dotée d’une enveloppe de 2,3 milliards d’euros, cette stratégie se définit en trois axes :

  • Un plan dédié au financement de l’industrialisation des startups et PME innovantes, notamment afin d’accélérer le processus d’industrialisation des prototypes et ouvrir une première usine.
  • Un renforcement du soutien à l’émergence des deeptech (275 millions d’euros) avec notamment la bourse French tech émergence (BFTE), en prévoyant une hausse globale des moyens alloués à la BFTE de 50 millions d’euros pour la période 2022-2026 et l’aide au développement deep tech, avec une augmentation globale de 150 millions d’euros pour la période 2022-2026.
  • La création d’un guichet unique piloté par la mission French tech dédié aux startups industrielles pour informer sur les dispositifs de financement. Elles pourront mobiliser, par exemple, un appui sur l’accès au foncier, la recherche de site, les freins réglementaires ou encore les demandes d’autorisations.

La Ministre déléguée chargée de l’industrie, Agnès Pannier- Runacher, déclarait dans un communiqué du Ministère de l’Économie et des Finances :

“Opposer startups et industrie n’a pas de sens. Bien au contraire, les startups industrielles et PME innovantes ont un rôle majeur à jouer dans la reconquête industrielle de notre pays. Alors qu’un tiers d’entre elles sont positionnées sur des ruptures technologiques fortement créatrices d’emplois, nous devons lever les freins au développement, au financement et à l’industrialisation de leurs projets sur notre territoire. C’est tout le sens de la stratégie que nous présentons aujourd’hui, dans la continuité du plan France Relance et du plan d’investissement France 2030. Nous nous donnons les moyens de nos ambitions pour permettre l’émergence de futurs champions français.« 

Les startups deeptech, une opportunité pour les jeunes chercheurs de se lancer dans l’entrepreneuriat 

D’après le baromètre 2021 de Bpifrance et PhdTalent, organisme français de financement et de développement des entreprises, 1 jeune chercheur sur 2 serait intéressé par la création d’une startup. Même son de cloche chez les encadrants : ils sont 77 % à avoir une perception positive de l’entrepreneuriat de jeunes chercheurs. 68% considèrent que la valorisation via la création de startups est une composante fondamentale de la recherche. Les chercheurs interrogés sont à 70 % d’accord avec cet avis.

Ces derniers disposent d’un large bagage de compétences leur permettant notamment d’apprendre et de s’adapter très vite à tout type de situation. Cependant, la transition vers la création de deeptech nécessite une bonne préparation et des connaissances particulières délivrées par une formation en entrepreneuriat. Et le constat est le suivant : seulement 31 % des chercheurs en ont bénéficié.

En ce sens, plusieurs programmes d’accompagnement à la fondation de startups ont vu le jour; pilotés par les grandes écoles, les universités, les sociétés d’accélération de transfert en technologie (Satt) et des incubateurs de startups. Le CNRS a également mis en place son propre plan : RISE. Ils permettent aux concernés d’apprendre les rudiments du management d’entreprise (gestion, organisation, marketing, RH…)

À noter que depuis 2019, la loi Pacte simplifie les règles permettant aux chercheurs de s’impliquer dans une entreprise ou d’en créer une. Ils ne sont plus obligés d’en demander l’autorisation à une commission de déontologie, mais seulement à leur établissement de recherche. Par ailleurs, il est possible de conserver une part au capital de l’entreprise créée, dans la limite de 49 %, même après leur réintégration dans leur organisme public de recherche. Et la loi les autorise désormais à y consacrer 50 % de leur temps, parallèlement à leurs travaux en laboratoire. Toutes les conditions sont réunies pour commencer l’aventure entrepreneuriale de la deeptech. Alors n’hésitez plus et lancez-vous !


Par Léo Olivieri, journaliste web et responsable de la newsletter Back To Science chez Okay Doc.



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